« Turbulences » d’Imago Mundi-Luciano Benetton Collection–Le challenge de l’art tunisien

Chez Ghaya Gallery, la toute nouvelle et coquette galerie d’art, ouverte depuis deux mois à Sidi Bou Said et que dirigent Aicha Ben Khalifa et Amira Trabelsi, a eu lieu le 13 décembre la conférence de presse de présentation de l’événement : Imago Mundi, de Luciano Benetton Collection et du catalogue l’accompagnant.
Un tour du monde de l’art crée par le célèbre groupe italien de mode et de vêtements reconverti dans la collection d’art et non moins son encouragement à travers le monde. « Une étonnante aventure » à laquelle participent 210 artistes plasticiens tunisiens de toutes les générations et dont les oeuvres ont été sélectionnés parmi 10000 visionnées.
Les artistes tunisiens ont choisi le thème des « Turbulences » pour réaliser leurs œuvres sous le support de leur choix : de l’acrylique à la photographie, de la sculpture à la mosaique, de la broderie au dessin. Ce thème évoque, en effet, les vagues et les remous que vit la Tunisie depuis trois ans.
Une exposition réunit depuis le 20 novembre dernier et jusqu’à la fin de janvier 2015, après avoir été prévue jusqu’au 11 janvier, vu l’intérêt du public pour cette exposition qui se tient au Musée Bilotti, Villa Borghese à Rome. 2000 œuvres et onze catalogues y sont proposés. Les artistes participants et qui ont été sélectionnés à travers le monde, ont réalisé chacun une œuvre d’une dimension de 10 sur 12 centimètres. Leila Souissi, commissaire de l’exposition tunisienne, a déclaré que le catalogue tunisien écrit en français, en anglais et en italien, a été le plus remarqué avec son visuel qui a été conçu par Moez Akkari. L’attirance et la beauté y jouent un grand rôle, a-t- elle précisé. Il a été tiré à 2000 exemplaires. Un texte d’Aicha Filali, y présente l’art contemporain en Tunisie.
Elle a ajouté que Benetton connait bien l’Afrique et particulièrement la Tunisie, puisqu’il a remarqué en voyant la couverture du catalogue qu’il s’agissait de la Tunisie. De son côté, Moez Akkari a expliqué qu’il a transposé le mot « turbulences » au niveau de la couleur et de la calligraphie avec une certaine vision de la Tunisie. Pour sa part, Martina Fornasaro, responsable des relations extérieures d’Imago Mundi, a fait savoir que c’est le nombre important d’artistes femmes tunisiennes qui a retenu son attention. Le titre de turbulences témoigne, a-t-elle poursuivi, du dynamisme de ces artistes. Elle a témoigné également de son optimisme quant à l’avenir de la Tunisie.
A la question de « Jetset » sur la possibilité d‘acquisition du catalogue, Leila Souissi a répondu que cela est malheureusement impossible vu qu’il revient cher à la vente (dans les 80 dinars) et que son concepteur ne peut pas offrir. Elle a pu acquérir 20 exemplaires qu’elle offrira aux différentes écoles d’art en Tunisie. Mais fort heureusement, il est consultable sur le net à travers le site : www.imagomundiart.com.